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La CCI Amiens-Picardie a naturellement contribué au Livre blanc 2012 sur les retombées économiques du Canal Seine-Nord-Europe. Cette contribution a été formalisée par une contribution propre, mais aussi par sa participation à celle du pays Santerre Haute-Somme. À cette occasion, la CCI a mis en lumière un certain nombre de points essentiels à l’optimisation économique de cette infrastructure pour le territoire. Les différentes études et les enquêtes menées par la CCI auprès de ses ressortissants quant à l’implantation et à l’utilisation des plateformes montrent que les entreprises n’ont pas encore intégré le futur canal dans leur réflexion logistique. Cela s’explique par le fait que le délai d’ouverture du canal à l’horizon 2018 ne correspond pas aux délais de perspectives et de schémas logistiques que les entreprises élaborent à trois ans maximum. Par contre, les dirigeants insistent sur le fait que la multimodalité des plateformes sera un élément déterminant de leur fonctionnement et donc de |
leur réussite. Leur accessibilité ferroviaire et routière doit être effective dès leur mise en service. Les connexions aux réseaux autoroutier et ferroviaire permettront de limiter les effets de ruptures de charges en particulier pour les entreprises des bassins d’Amiens et de Saint-Quentin. Les activités attendues sur les plateformes seront naturellement centrées dans un premier temps sur la manutention et la logistique. Par ailleurs, il semble judicieux de s’intéresser au développement des activités liées à la protection de l’environnement et au développement durable tels que les traitements des matériaux de construction par exemple. En fait, il est nécessaire de créer un réseau autour du canal en développant des liaisons multimodales entre les zones d’activités existantes ou à venir et les plateformes fluviales. C’est à cette condition que le Canal Seine-Nord-Europe aura un impact véritablement positif sur l’économie globale de notre territoire. |